A 7H30, je me balade sur la plage. " Vasa... vasa ! Colliers !" Ca commence bien !
Après un petit déjeuner copieux, nous visitons le centre ville ( grand mot ). Les habitations et échoppes sont de part et d'autre de l'unique route. Là, aussi, nous sommes sollicités, par Jean Albert, négociant en colliers. Il est accompagné de fillettes, elles aussi, représentantes de ce même produit. Nous leur disons de revenir. Nous partons visiter le fort Manda. Ce qu'il en reste du moins. Il est plus ou moins laissé à l'abandon. Le seul qui s'en préoccupe : " Le Conservateur", descendant direct d'une lignée royale, arrive au fort en même temps que nous. Il est à bicyclette.
Il ouvre la porte, et nous entrons dans l'ex forteresse. Son look et la façon dont il narre l'histoire de ce fort le rend majestueux. Nous buvons ses paroles. Le récit est truffé d'anecdotes et historiquement c'est très enrichissant. Je recommande cette visite. Le tarif est de 3000 Ar par personne. Enchantés, nous lui donnons 10 000 Ar.
Nous rentrons... Un vélo nous double " le Conservateur" se retourne avec un grand sourire, il nous salue ! Jean Albert, nous repropose ses colliers. Nous lui redonnons RDV à 13H00 au " Pong Ping" où nous déjeunons. Là, nous n'avons pas de monnaie. Il acquiesce !
Au retour, bien entendu Jean Albert apparaît... Nous lui achetons deux colliers. Nous devons en être à 15 ou 20 depuis notre arrivée à Madagascar.
Retour pour un petit repos, et baignade... Brrrrrrrrr, l'eau est plus faiche qu'au canal du Mozambique.
Ce soir, nous dinerons au Riaka... Nous avons consulté le menu au passage.
Salade tomates-concombres-carottes. Camarins grillés. Langoustes grillées. Bananes flambées et deux cafés... 10 euros le tout.
Tô, revient nous chercher, et nous discutons un peu politique avec le patron... C'est à ce moment que Tô, nous avoue, qu'il ne souhaitait pas loger à Tamatave, car il craignait, se fiant à la rumeur, un coup d'état des partisans du maire de Tamatave. Ce dernier, principal, opposant au Président actuel, est emprisonné. Il redoutait des violences et le blocage des stations service, d'où le plein fait à Tamatave. C'est pour cette raison aussi, ajoute t il, qu'il y a de nombreux contrôles de police. Il n'a rien voulu nous dire avant de peur de nous effrayer.
Sacré Tô, va !
Il est 21 H00 quand nous rentrons au bercail.